krebsliga_aargaukrebsliga_baselkrebsliga_bernkrebsliga_bern_dekrebsliga_bern_frkrebsliga_freiburgkrebsliga_freiburg_dekrebsliga_freiburg_frkrebsliga_genfkrebsliga_glaruskrebsliga_graubuendenkrebsliga_jurakrebsliga_liechtensteinkrebsliga_neuenburgkrebsliga_ostschweizkrebsliga_schaffhausenkrebsliga_schweiz_dekrebsliga_schweiz_fr_einzeiligkrebsliga_schweiz_frkrebsliga_schweiz_itkrebsliga_solothurnkrebsliga_stgallen_appenzellkrebsliga_tessinkrebsliga_thurgaukrebsliga_waadtkrebsliga_wallis_dekrebsliga_wallis_frkrebsliga_zentralschweizkrebsliga_zuerichkrebsliga_zug
Ligue vaudoise contre le cancerSoutenir la LVCNotre journalEditorial

Editorial

Faire route ensemble, avec optimisme

En allant fouiner parmi les pépites des Archives cantonales vaudoises pour notre 60e anniversaire, je suis tombée sur une coupure de presse du 6 juin 1964 qui mentionne la Ligue vaudoise contre le cancer (LVC) et qui fait l’éloge des moyens – modernes pour l’époque – que la science mettait à disposition. Le titre de l’article était pour le moins triomphant : « Un malade sur trois est guéri ». Une guérison, deux décès, c’était cela l’aune de la victoire sur le cancer.

Quelques décennies plus tard, la tendance s’est résolument inversée et fort heureusement, aujourd’hui, on vit deux guérisons pour un décès. Désormais, 70 % des personnes atteintes de cancer peuvent espérer une survie d’au moins 5 ans après leur diagnostic et ce chiffre encourageant va en progression rapide, tous cancers confondus. Et avec les progrès scientifiques et les traitements ciblés, la qualité de vie des patients va en s’améliorant, c’est une certitude.

Quelles leçons peut-on en tirer au moment de fermer le rideau sur notre 60e anniversaire ? C’est d’abord que le cancer ne doit plus être systématiquement associé à l’image de la mort. Ça, c’est fini. La grande majorité des personnes que la LVC va accompagner dans les années à venir seront des survivants de la maladie. Avec ces patients, il ne faudra pas uniquement fournir des conseils sociaux, infirmiers ou juridiques. Il faudra également dès le départ être leurs co-équipiers pour les aider à prendre soin d’eux-mêmes, pour préparer la nouvelle vie qui s’annonce après la maladie. Comme nous le dit le docteur Olivier Marmy dans son interview en page 3, s’agissant notamment de rester vigilant pour ses dents, il faut tout faire pour redonner l’envie de sourire un jour.

Et aussi tout faire pour que s’estompe l’inquiétude de la récidive. Comme nous l’explique le professeur Oscar Matzinger à la page 4, les nouvelles approches moins invasives, avec des médicaments globalement moins toxiques, permettent de mieux contrôler la maladie dans la durée, ce qui favorise un partenariat thérapeutique pour la terrasser ensemble.

Un partenariat qui, dès le départ, intègre la vision de la réadaptation oncologique. Conseiller avec réalisme, accompagner avec optimisme, voilà ce qui guidera l’action de la LVC ces prochaines années. Le projet pilote encouragé par le docteur Pierre Hösli et coordonné par Anne Lagger, brossé en page 5, avec ses activités physiques adaptées et son soutien psychologique, illustre bien cette évolution.

Notre rêve à tous ? C’est vivre dans un monde avec moins de cancer et avec une meilleure qualité de vie pour les patients et leurs proches, pendant et après la maladie. Chaleur humaine et énergie vitale seront donc plus que jamais les carburants des collaboratrices et collaborateurs de la LVC du futur, comme l’évoque Vanessa Iacobelli lorsqu’elle nous parle de son métier d’assistante sociale en page 6.

On ne le répétera jamais assez. L’action de la LVC et de ses bénévoles, ce n’est pas seulement nous, c’est aussi vous qui nous lisez, car tout ceci n’est possible que grâce à votre soutien. Neuf francs sur dix que nous utilisons en faveur des personnes atteintes de cancer et leurs proches viennent de dons privés. Merci à vous ! Mais nous avons encore et toujours besoin de votre soutien, pour nous aider à aider.

Chantal Diserens, directrice
Ligue vaudoise contre le cancer