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Ligue vaudoise contre le cancerActualitésActualités

15 février : journée internationale du cancer de l'enfant

Des perles qui racontent leur histoire

Depuis une bonne dizaine d'années, la Ligue vaudoise contre le cancer offre aux enfants, pendant leur traitement contre le cancer, des perles qui les aident à traverser cette période difficile. Chaque perle colorée représente un soin reçu. L’idée des « perles kanji » est originaire des Pays-Bas.

Adrianna avait huit ans lorsqu’on lui a diagnostiqué une leucémie. La Ligue vaudoise contre le cancer l’a accompagnée, elle et sa famille, pendant des années. Dans le service d’oncologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Adrianna a été l’un des premiers enfants à recevoir des perles pendant son traitement. « Chaque perle a sa propre signification », raconte Adrianna. « Pour une chimiothérapie, la perle a un cercle orange à l’extérieur et un cercle vert à l'intérieur. Si je devais être hospitalisée d’urgence, je recevais une perle aux couleurs d’un arc-en-ciel ».

 

Projet de coeur pour les enfants

Les perles kanji dessinent le chemin que l’enfant a parcouru pendant sa maladie. Elles sont distribuées à l’hôpital, mais aussi à la maison. Selon la directrice de la Ligue vaudoise contre le cancer, Chantal Diserens, un collier Kanji a une grande valeur symbolique : « Un diagnostic de cancer chez un enfant entraîne tellement de douleur, de souffrance et de changements. Avec les perles, nous espérons leur apporter un peu de soutien ». Adrianna a aujourd’hui 19 ans et est en bonne santé. Lorsqu’elle se remémore la période de son traitement de trois ans, elle dit : « Les perles n'ont pas amélioré les choses, la douleur était toujours là. Mais pour moi, les perles étaient alors un véritable cadeau à la fin de chaque examen : ouf, j’ai à nouveau maîtrisé quelque chose ». Aujourd’hui encore, les perles sont importantes pour elle : « Le collier me montre tout ce que j’ai réussi à faire. Cela me donne du courage. Alors je surmonte mes défis d'aujourd’hui haut la main ! »

Texte : Joëlle Beeler (LSC)